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HRWF (24.03.2014) - Before the 2013 study, the most recent comprehensive one conducted in The Netherlands dates back to the early 1980s. It was organized in the wake of the Jonestown Massacre in Guyana (1978), after intense lobbying of Anti-Religious Groups and a very active anti-sect group S.O.S., (a Dutch abbreviation for "Cooperating Parents of Sect Members") worried about the growing "threat" from New Religious Movements, pejoratively denounced as "sects".


Dutch 2013 study on alleged abuses by "sects" confirms results of 1984: No danger to the legal order or to public health
Source HRWF Newsletter

Sub-commission of Dutch Parliament commissioned 1984 study
 
The Dutch "Tweede Kamer" (House of Representatives) was asked to create a sub-commission to investigate the Sect Phenomenon in the Netherlands and the report was published in 1984. An effort was made to guarantee scientific methodology and objectivity during the study and the Report thus qualified as a Doctorate Thesis at the University (Thomas Witteveen 1984 Groningen). This was not a small accomplishment at a time that "deprogramming" of "sect members" was still actively pursued in several countries (including the Netherlands).
 
No danger for people's spiritual health
 
The general conclusion of the 1984 report stated (strictly avoiding the word "sects"):
 
"New Religious Movements generally do not create a danger for people's spiritual health"
 
"The Principle of Freedom of Religion guarantees individual citizens spiritual Liberty and the opportunity to practice his beliefs"
 
"The idea that New Religious Movements coerce people to become a member and condition them to stay within the Movement is not confirmed by our investigation"
 
In its accompanying letter to the Minister of Justice (May 1984), the sub commission stated that:
"The conclusions of the Report do not provide any ground to request special preventive measures including concerning the situation of minors and psychotherapeutic activities."
 
Belgium had a different approach
 
Several murders and suicides between 1994 and 1997 related to the "Ordre du Temple Solaire (OTS)", (International Chevaleresque de Tradition Solaire), founded by Luc Jouret shook Belgian Public opinion and authorities and jump started Belgian actions against "dangerous sects", including the publication of a 180+ list of them (the existence of that list was subsequently either denied or redefined as just "informative").
Belgium continued its divergent policies from the Dutch but borrowed from France, and in 2006 longtime member of CIAOSN (the Belgian information center on "dangerous sects") Henry de Cordes, still disagreed with the 1984 Dutch study  and continued to dismiss its conclusions in an ICSA E-Newsletter, Vol. 5, No. 1, February 2006 (ICSA stands for International Cultic Studies Association):
 
"Did he (referring to Witteveen, the author of the Dutch report) conform to the social consensus on new religious movements to achieve his Ph.D.? These questions would be without interest if the Witteveen report were just an academic work, but it also guided the Dutch authorities in their attitude toward sectarian organizations-namely, the policy of having no policy".
 
He got an instant reply from Richard Singelenberg M.A, a Dutch social Anthropologist:
 
"De Cordes implies that somehow scores of investigators were governed by political motivations rather than by sound research. Though this would be an interesting line of inquiry, the author fails to substantiate this suggestive claim. As it stands now, de Cordes' analysis of the historical situation in The Netherlands is nothing short of an ill-founded caricature".
 
In the Netherlands the situation on the anti-sect front did not evolve significantly for more than 15 years. In fact, even S.O.S failed in its attempts to establish its own "rehabilitation center", and was disbanded in 1991.
 
A Dutch television program brought "sects" back in focus
 
Suddenly, in 2011 "Undercover in Nederland ", a television documentary about a cult called "Miracle of Love", since renamed "Center For the Golden One",  caused a media stir and big public attention in 2011.
 
The Minister of Justice was questioned in the House of Representatives, but responded that no criminal offences could be established and that therefore no action could be taken.
 
Dutch Parliament requested a new study
 
However, after having watched the program themselves, various members of the House urged the Minister to order a new study into the abuses in "cults", with focus on the adequacy of the set of instruments at the disposal of law enforcement.
 
The study was done by Bureau Beke (Arnhem, The Netherlands), specialized in R&D, developing government decision making, security and project support. It was published in 2013 under the title "Warm bad en koude douche"(*), a reference to allegations often spread by the anti-sect lobby that new "sect" members receive an friendly welcome (warm bath), but once indoctrinated, face the hard reality of abuse (cold shower).
 
The Netherlands 2013: "Sects" do not pose a danger to the legal order or to public health
 
The authors of the 2013 study also conclude, considering the scope of the research study:
 
"It can be concluded that the problems observed do not pose a danger to the legal order or to public health, just as had been concluded in previous research in the 1984 study".
 
 

Rédigé par EIFRF le Monday, March 24th 2014 | Comments (0)

Le groupe Helsinki de Moscou alerte la Présidente de l'APCE sur le sujet de la liberté de religion
Le célèbre Groupe Helsinki de Moscou, par la voix de sa co-fondatrice Lyudmila Alexeyeva, combattante de la liberté bien connue depuis les années 70 en Union soviétique, a écrit à Mme Anne Brasseur, présidente de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, pour l'alerter sur un rapport rédigé par M. Rudy Salles, membre de la délégation française, qui devrait être voté le 10 avril 2014 en assemblée plénière. Traduction française EIFRF

(Le Groupe Helsinki de Moscou est la plus ancienne organisation de défense des Droits de l’Homme opérant actuellement en Russie. Le GHM a été fondé le 12 Mai 1976 avec pour but d’exercer une surveillance sur l’activité du gouvernement soviétique dans la sphère des droits humains pour prévenir ses tentatives d’amoindrir la liberté des individus. En ces années très difficiles de totalitarisme, c’était un groupe restreint de gens très courageux, qui osèrent élever leurs voix contre le gouvernement et le pouvoir absolu du parti communiste. Ils proclamèrent l’immense valeur des droits de chaque individu, la liberté de pensée et de mouvement, l’illégalité de l’arbitraire officiel de l’Etat. Il a été nommé Groupe Helsinki de Moscou pour rappeler à l’Etat soviétique que, le 1er Août 1975, les chefs de l’URSS, ayant signé l’Accord final de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe tenue à Helsinki, prenaient l’engagement de se conformer aux normes internationales sur les droits humains. Normes qu’ils semblèrent ensuite avoir oubliées lorsqu’elles les incommodaient et qui avaient besoin d’être rappelées et contrôlées par quelqu’un.)

Madame Anne Brasseur 

President 

Parliamentary Assembly of the Council 
of Europe
Palais de l’Europe 

67075 Strasbourg Cedex
 
Moscou, le 15 mars 2014
 

Madame la Présidente,
 
Le Groupe Helsinki de Moscou a une longue histoire de défense de droits de l'homme et une expertise assez importante dans ce domaine.
 
Nous tenons à attirer votre attention sur le rapport rédigé par M. Rudy Salles, membre français de l'Assemblée et le projet de résolution et les recommandations qui vont être votées lors de la deuxième partie de la session plénière de 2014, "La protection des mineurs contre les dérives sectaires".
 
Ce rapport, de notre point de vue, pose d'énormes problèmes au regard des normes internationales fondamentales dans le domaine des Droits de l’Homme.
 
La protection des enfants est un sujet très important, et tous les efforts en ce sens devraient être soutenus. Toutefois, la résolution et la recommandation contenues dans le rapport vont faire exactement le contraire.
 
Le droit des parents à éduquer leurs enfants en conformité avec leurs propres convictions est un droit fondamental protégé par la Convention Européenne des Droits de l'Homme, de même que le droit de choisir sa propre religion. Aucune distinction ne devrait être faite entre les religions « traditionnelles » et les religions « non-traditionnelles » et l'étiquetage d'un groupe en tant que « secte » est évidemment une tentative d'établir une distinction entre les « bonnes » et « mauvaises » religions.
 
Dans ce rapport, il est clair que ce qui est appelé une « secte » est en fait une minorité religieuse, par opposition à une religion «traditionnelle». Voir l'illustration de ceci dans le point 43 : « En matière de prévention et de lutte contre les dérives sectaires, certains Etats membres du Conseil de l’Europe laissent une grande marge de manœuvre à la société civile et aux Eglises « traditionnelles » (catholique, orthodoxe et protestante). Il est alors important d’accorder suffisamment de moyens financiers à ces acteurs pour qu’ils puissent accomplir efficacement leurs tâches en matière de conseil et d’assistance aux victimes des dérives sectaires et à leurs proches. »
 
Ceci conduira à une discrimination pure et simple où les « Eglises traditionnelles » recevront de l'argent des États dans le but de discriminer les minorités religieuses, comme c'est déjà le cas en Russie. Cela a même conduit à envoyer des enfants dans des camps « de réforme » psychiatriques, comme ce fut le cas au temps de l'Union Soviétique.
 
Lorsque cette voie est suivie, c'est le concept de la liberté elle-même qui est en cause.

De plus dans  la « Directive pour une révision de la législation en ce qui concerne la religion ou les convictions », écrite par le  Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l'Homme de l'OSCE et la Commission de Venise (1), il est écrit: 
 
« La législation comporte souvent des tentatives compréhensibles pour définir la « religion » ou des termes connexes (« sectes », « cultes », « religion traditionnelle », etc.). Il n’existe pas de définition généralement acceptée de ces termes en droit international, et de nombreux États se sont heurtés à des difficultés pour les définir. On a fait valoir que ces termes ne peuvent pas être définis juridiquement en raison de l'ambiguïté inhérente à la notion de religion. Une erreur de définition commune est d'exiger que la croyance en Dieu soit nécessaire pour que quelque chose soit considéré comme une religion. Les contre-exemples les plus évidents sont le bouddhisme classique, qui n'est pas théiste, et l'hindouisme, qui est polythéiste. En outre, des termes comme « secte» sont fréquemment employés d’une manière péjorative plutôt que façon analytique. Dans la mesure où la législation comprend des définitions, le texte devrait être examiné avec soin afin de s'assurer qu'elles ne sont pas discriminatoires et qu'elles ne préjugent pas certaines religions ou convictions fondamentales au détriment des autres. »
 
Ensuite le point 6.7 de la résolution: « adopter ou renforcer, si nécessaire, des dispositions législatives réprimant l’abus de faiblesse psychologique et/ou physique de la personne », ne peut résister à un examen critique. Ce point fait référence à la loi française sur « la sujétion psychologique ». Il n'existe aucune preuve scientifique qui pourrait soutenir l'idée de « sujétion psychologique », qui est un synonyme de « lavage de cerveau », par des groupes religieux, ou alors cela pourrait être appliqué à toute religion, y compris les traditionnelles. Comme pour le mot « secte », il n'existe pas de définition juridique de « sujétion psychologique » ce qui permettra à un groupe majoritaire d'attaquer les minorités religieuses, comme les hindous, les musulmans, ou même les juifs ou les chrétiens non-traditionnels ainsi que les nouvelles religions, en prétendant que les disciples sont sous « sujétion psychologique », même s'ils disent qu'ils pratiquent librement leur religion. En fait, c'est ce qui se produit déjà, mais ce sera renforcé par la présente résolution.
 
La Cour Européenne des Droits de l'Homme a déjà exprimé en 2010 dans le cas de TÉMOINS DE JÉHOVAH DE MOSCOU ET AUTRES c. RUSSIE (2) « qu'il n'y a pas de définition généralement acceptée et scientifique de ce qui constitue le « contrôle mental » (point 129).
 
En Russie, la FECRIS (la FECRIS semble être le principal informateur partial de M. Rudy Salles pour le rapport) est principalement constituée d'organisations liées à l'Eglise orthodoxe traditionnelle, et cible toutes les confessions non orthodoxes comme étant des « sectes » : les musulmans, les hindous, les chrétiens évangéliques, les nouveaux mouvements religieux. Leur compétence et leur sincérité sont très discutables. Ils bénéficient d'une position forte légalement, constitutionnellement, législativement et économiquement, et ne peuvent être considérés comme impartiaux puisqu'ils prononcent régulièrement des discours extrémistes.
 
Nous croyons fermement que cette résolution et cette recommandation vont créer plus de mal qu'elles ne protégeront d’enfants. Elles devraient être revues ou rejetées, et nous espérons que l'Assemblée n’approuvera pas une telle voie dangereuse pour les enfants des minorités religieuses, un chemin de violations des droits humains contre les parents et contre la plus vulnérable des populations : les enfants.
 
Chaleureuses salutations,
 
Lyudmila Alexeyeva 

1 http://www.osce.org/odihr/13993 
 

Rédigé par EIFRF le Saturday, March 22nd 2014 | Comments (0)

Freedom of Religion as a Human Right: The Council of Europe’s Upcoming Vote on Establishing “Sect Observatories” (via World Religion News)

For Americans accustomed to the (at least theoretical) separation of church and state implicit in the First Amendment of the Constitution, it may come as a shock that many nations in the world have no such separation. Within Europe, for example, numerous…

FREEDOM OF RELIGION AS A HUMAN RIGHT: THE COUNCIL OF EUROPE’S UPCOMING VOTE ON ESTABLISHING “SECT OBSERVATORIES”

Rédigé par World Religions News le Saturday, March 22nd 2014 | Comments (0)

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